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7 Jours l’Eco de la Bretagne

Jean-Pierre Dick est l’un des navigateurs français qui a décroché l’un des plus beaux palmarès de la course au large. Aujourd’hui, soixantenaire, il abandonne la compétition mais pas question de quitter son bateau, ni l’océan. Il est aujourd’hui entrepreneur à Lorient et propose d’embarquer
des clients-équipiers à bord de la Loévie et de les initier à la transat.

 

© 7Jours/CharlesMenguy

Il est à peine en retard. Trois minutes exactement. Mais il vérifie tout de même sur sa montre comme pour s’assurer que le délai reste convenable. Jean-Pierre Dick est rigoureux, appliqué et respectueux mais le temps aujourd’hui lui est compté. Il tient ses engagements. La gestion millimétrée, il sait faire. Une force considérable pour celui qui, en 2011, est élu marin de l’année et champion du monde en classe IMOCA. Cette même année, il gagne la Transat Jacques Vabre. Une course transatlantique qu’il accrochera quatre fois à son palmarès! On ne s’attardera pas sur les records de traversées entre Saint-Pierre et Miquelon et Lorient en 2020 et 2021, lors de la route du Rhum en 2022 ou encore entre les Bermudes et Lorient en 2023 … Jean-Pierre Dick est un géant de la course au large.
Vétérinaire de formation et diplômé du troisième cycle d’HEC, Jean-Pierre Dick a travaillé dix ans en entreprise avant de vivre de sa passion. «j’ai débuté ma carrière à haut niveau en 2001 avec l’objectif de décrocher un jour une belle place au Vendée Globe Challenge, se souvient-il. C’est à partir de ce moment que le basculement entre le normal et le hors norme c’est produit.» Cette même année, Michel Desjoyaux remporte le Vendée Globe; lui, gagne le tour de France à la voile.
« La voile, c’est une passion dévorante, admet-il, toujours rongé par la même flamme. C’est mon hyperactif de père qui m’a donné le virus. Il était Alsacien et a fait un stage de voile à Nice dans les années 1975. Il est revenu complètement emballé et répétait qu’il avait passé des jours merveilleux.» Les yeux de Jean-Pierre Dick s’illuminent subitement. La tendre évocation de son père y est certainement pour quelque chose ; le souvenir de vouloir absolument connaître le même
émerveillement, lui, ne fait aucun doute. Il apprend la voile à Carantec, en baie de Morlaix, et vit ses premières croisières aux côtés du bien-aimé paternel.

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Article du 6 janvier 2026 par Djamel Bentaleb